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Devis · Périmètre · Coût complet

Comment comparer deux devis de création de site internet ?

·10 min de lecture

Deux totaux ne sont comparables que si les devis couvrent le même périmètre, les mêmes livrables et les mêmes coûts futurs.

Réponse courte

Commencez par transformer chaque devis en une même grille : inclus, optionnel, exclu, quantité, livrable, prix initial, prix récurrent et preuve contractuelle. Vérifiez ensuite l’identité du prestataire, le calendrier, la propriété du domaine et des fichiers, les droits d’auteur, la maintenance et la sortie du contrat.

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1. Vérifier que les devis répondent au même besoin

Comparez le type de site, le nombre de pages ou de gabarits, les fonctions, la conception graphique, les contenus, le référencement prévu à la livraison, la migration, la formation et le support. Une offre à cinq pages rédigées n’est pas comparable à cinq pages dont tous les textes et visuels doivent être fournis par le client.

France Num présente le cahier des charges comme la base nécessaire pour obtenir des propositions précises et comparables.

2. Contrôler l’identité et la portée de l’offre

  • Dénomination ou identité, adresse et SIREN/SIRET.
  • Date du devis et durée de validité.
  • Identité du client.
  • Détail des prestations, quantités et prix.
  • Total HT, TVA applicable et TTC lorsque pertinent.
  • Conditions d’acceptation et calendrier prévisionnel.

La DGCCRF explique qu’un devis permet de comparer avant de s’engager et qu’il engage les parties une fois accepté. Sa fiche est principalement rédigée sous l’angle de la consommation ; un projet web entre professionnels doit être lu avec ses propres clauses.

3. Comparer ligne par ligne

PosteÀ faire préciser
DesignMaquettes, nombre de modèles de page, adaptations mobiles et nombre de retours.
ContenusRédaction, correction, traduction, saisie, photographies et licences.
TechniqueFormulaires, catalogue, réservation, paiement, connexions et limites.
SEOBalises, redirections, migration, données structurées et livrable de contrôle.
LivraisonRecette, corrections, formation, documentation, accès et fichiers sources.

4. Calculer le coût complet

Séparez le coût initial des dépenses récurrentes : nom de domaine, hébergement, licences, maintenance, sauvegardes, support et services tiers. Notez le tarif promotionnel et le tarif de renouvellement lorsque les deux diffèrent.

Le relevé de 50 prix demandés publiquement montre que le prix affiché ne suffit pas à comparer des périmètres hétérogènes. Cet échantillon n’est pas représentatif : ce n’est ni une moyenne nationale ni le coût final d’un projet défini. Le guide France Num rappelle également que domaine, hébergement et maintenance peuvent s’ajouter au coût initial.

5. Comparer le calendrier et la recette

  • Date de démarrage et date cible.
  • Jalons dépendant du prestataire et du client.
  • Conséquence d’un retard de remise des contenus.
  • Environnement de test et procédure d’acceptation.
  • Délai de correction des anomalies.
  • Définition précise de la mise en ligne.

Une date indicative et un engagement ferme ne produisent pas le même niveau de garantie. Lisez les conditions générales et les exclusions avec le devis.

6. Paiements, propriété et réversibilité

Reliez chaque échéance à un jalon identifiable : démarrage, validation de maquette, recette ou mise en ligne. Il n’existe pas de pourcentage officiel universel constituant un « acompte sûr » pour une prestation web.

Demandez qui sera titulaire du domaine, qui détiendra les comptes d’hébergement, quels fichiers seront remis et quelles licences resteront attachées au compte du prestataire. La cession de droits doit décrire les usages réellement transmis ; le paiement ne règle pas automatiquement toutes les questions de propriété intellectuelle.

7. Maintenance, sécurité et données

Distinguez la maintenance corrective, la maintenance préventive et les évolutions. Pour les formulaires et services traitant des données personnelles, identifiez l’hébergeur, les sous-traitants, les sauvegardes, les incidents et la restitution des données. Une ligne « conforme RGPD » ne décrit pas une prestation vérifiable.

La CNIL détaille le rôle du sous-traitant. Pour les outils de mesure d’audience, certaines configurations peuvent être exemptées de consentement sous conditions strictes ; le nom de l’outil ne suffit pas à conclure.

Décider avec une grille explicite

Notez séparément la conformité au cahier des charges, la précision du périmètre, les références, le coût initial, les coûts récurrents, le calendrier, la propriété, la réversibilité, la maintenance et la clarté contractuelle. Une pondération dépend du projet : ne transformez pas cette grille en score universel.

Ces informations générales doivent être adaptées au projet et au contrat ; elles ne constituent pas un conseil juridique individualisé.

Principales sources et limites

Sources consultées le 22 septembre 2026. Les liens placés dans le texte indiquent quelle affirmation ils documentent.

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